La tendance se confirme depuis le début du printemps : les taux des crédits immobiliers reculent. Les barèmes communiqués par les banques en mai affichent désormais une moyenne de 3,38 % sur 20 ans et de 3,15 % sur 15 ans pour les meilleurs profils, soit un recul d'environ 35 points de base depuis janvier.
Pourquoi cette baisse ?
Trois facteurs s'additionnent : le ralentissement de l'inflation en zone euro, les prises de position de la BCE laissant entrevoir de nouvelles baisses de taux directeurs, et la pression concurrentielle entre les banques qui veulent reconstituer leur production de crédit, en retrait depuis 2023.
Qui en profite le plus ?
- Les primo-accédants avec un apport supérieur à 10 % et un CDI, qui retrouvent un pouvoir d'achat immobilier sensiblement plus élevé qu'il y a un an.
- Les emprunteurs en cours avec un taux supérieur à 4,2 %, pour qui la renégociation ou le rachat de crédit redevient pertinent (compter au moins 0,7 point d'écart pour absorber les frais).
- Les investisseurs locatifs, à condition de cibler des biens à bon DPE pour éviter les contraintes énergétiques.
Pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, passer de 4,2 % à 3,4 % représente environ 110 € d'économie mensuelle et près de 26 000 € sur la durée totale.
À quoi s'attendre d'ici la fin d'année ?
La plupart des courtiers tablent sur une stabilisation autour de 3,2-3,3 % pour les meilleurs dossiers d'ici l'été, sans nouvelle baisse spectaculaire. La fenêtre actuelle reste donc favorable, sans urgence excessive : mieux vaut un dossier solide qu'une signature précipitée. Veillez surtout au TAEG, qui inclut l'ensemble des frais (assurance, garantie, dossier) et permet une comparaison réelle.