L'application progressive de la réforme produit ses effets pleins en 2026. L'âge légal de départ atteint désormais 64 ans pour les générations 1968 et suivantes, et la durée de cotisation requise pour le taux plein s'établit à 172 trimestres (43 ans).
Les nouveaux paramètres en pratique
- Âge légal : 64 ans (générations 1968+), avec relèvement progressif pour les générations 1961-1967
- Trimestres requis : 172 (43 ans) pour les générations 1965+
- Âge du taux plein automatique : 67 ans, inchangé
- Surcote : 1,25 % par trimestre cotisé au-delà du taux plein
- Décote : 1,25 % par trimestre manquant, plafonnée à 25 %
Les dispositifs de transition
Plusieurs mécanismes adoucissent la réforme pour les profils spécifiques :
- Carrières longues : départ à 58, 60, 62 ou 63 ans selon l'âge de début d'activité (16, 18, 20 ou 21 ans) et la durée cotisée
- Pénibilité : compte professionnel de prévention (C2P), avec barème de points convertibles en trimestres
- Invalidité, inaptitude, handicap : règles dérogatoires, conservées
- Retraite progressive : possible dès 62 ans en réduisant son temps de travail
Que faire concrètement ?
Trois actions à mener si vous êtes à moins de 10 ans de la retraite :
- Connectez-vous à votre compte sur info-retraite.fr pour vérifier vos trimestres
- Demandez un EIG (Estimation Indicative Globale) à partir de 55 ans
- Estimez l'effort d'épargne complémentaire nécessaire pour maintenir votre niveau de vie (un actif perd en moyenne 25 à 35 % de revenu au passage à la retraite)
Le PER, l'assurance-vie et l'immobilier locatif restent les trois piliers d'une retraite sereine. La diversification est la meilleure assurance contre une réforme à venir.