Indemnité de congés payés : le calcul (1/10ᵉ vs maintien)

La loi impose de comparer deux méthodes — le 1/10ᵉ de la rémunération annuelle et le maintien de salaire — et de retenir la plus favorable au salarié.

Votre situation

j ouvrables
j ouvrables
Méthode du 1/10ᵉ
Méthode du maintien
Indemnité due (la + favorable)

Détail

1/10ᵉ de la rémunération de la période de référence
Valeur d'un jour — méthode 1/10ᵉ
Valeur d'un jour — maintien (brut / 26 j ouvrables)
Méthode retenue

Les deux méthodes de calcul (article L3141-24)

Pour chaque période de congés (ou à la fin du contrat pour les jours non pris), l'employeur doit calculer l'indemnité selon les deux méthodes et verser la plus avantageuse :

La règle du 1/10ᵉ est souvent plus favorable quand la rémunération a baissé ou comportait des primes/heures sup ; le maintien gagne après une augmentation.

Quelles sommes entrent dans la base du 1/10ᵉ ?

Salaire de base, heures supplémentaires, majorations, primes liées au travail (rendement, astreinte), avantages en nature, indemnité de CP de l'année précédente. Exclus : primes annuelles déjà calculées sur l'année complète (13ᵉ mois), participation/intéressement, remboursements de frais.

2,5 jours par mois

Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (30 jours = 5 semaines/an). Depuis 2024, l'acquisition continue partiellement pendant les arrêts maladie (2 j/mois, plafonné à 24 j/an pour maladie non professionnelle).

Questions fréquentes

Quelle méthode est la plus favorable ?

Cela dépend : le 1/10ᵉ avantage les salariés dont la rémunération passée incluait primes et heures supplémentaires ; le maintien avantage ceux qui viennent d'être augmentés. La loi impose de retenir la plus élevée des deux.

Comment calculer l'indemnité pour des congés non pris en fin de contrat ?

Mêmes règles : pour chaque jour acquis non pris, on compare 1/10ᵉ (au prorata) et maintien, on retient le plus favorable. Cette indemnité compensatrice est due quelle que soit la cause de la rupture, y compris la faute grave.

Jours ouvrables ou jours ouvrés ?

La loi raisonne en jours ouvrables (lundi-samedi, 30 j/an). Beaucoup d'entreprises convertissent en jours ouvrés (lundi-vendredi, 25 j/an). L'équivalence doit être neutre pour le salarié : 25 ouvrés = 30 ouvrables.

Les primes comptent-elles dans le calcul ?

Dans la base du 1/10ᵉ : oui pour les primes liées au travail (rendement, astreintes, heures sup), non pour les primes calculées sur l'année entière (13ᵉ mois) ni les remboursements de frais.

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